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Beauté naturelle

Cheveux qui tombent à l'automne : normal ou pas ?

Des cheveux plein la brosse, sur l'oreiller, au fond de la douche : chaque automne, beaucoup de femmes s'inquiètent. Le plus souvent, c'est une chute saisonnière, passagère. Mais pas toujours. Voici comment faire la différence.

Par La rédaction, Équipe éditoriale de Mieux Être Magazine

Publié le · 3 min de lecture

Femme surprise qui regarde ses cheveux, une brosse à la main

L'essentiel en 30 secondes

  • Perdre 50 à 100 cheveux par jour est normal ; à l'automne, la chute augmente souvent pendant quelques semaines.
  • Une chute importante peut aussi survenir deux à trois mois après un événement marquant : accouchement, maladie, régime, gros stress.
  • Une carence en fer, un trouble de la thyroïde ou un déséquilibre hormonal peuvent être en cause : seul un bilan médical permet de le savoir.
  • Consultez si la chute dure plus de trois mois, si elle forme des zones dégarnies ou si d'autres symptômes l'accompagnent.

Le cheveu vit en cycles. Pendant plusieurs années, il pousse. Puis il entre dans une phase de repos de quelques mois, avant de tomber pour laisser la place à un nouveau. À tout moment, la grande majorité de nos cheveux sont en phase de pousse, et une petite partie se prépare à tomber. C’est pour ça qu’en perdre une cinquantaine à une centaine par jour est parfaitement normal.

La chute saisonnière : le grand classique de l’automne

Chez beaucoup de personnes, la chute augmente nettement à l’automne, parfois aussi au printemps. On pense qu’une partie des cheveux entre en phase de repos à la fin de l’été, puis tombe quelques semaines plus tard.

Ses caractéristiques :

  • elle est diffuse, sur toute la tête, sans zone dégarnie ;
  • elle dure quelques semaines, rarement plus de deux mois ;
  • les cheveux repoussent normalement ensuite.

Si c’est votre cas, pas d’inquiétude : il n’y a rien à « soigner », seulement de la patience.

Les autres causes à connaître

Le contrecoup d’un événement

Un accouchement, une forte fièvre, une opération, un régime très restrictif ou un choc émotionnel peuvent faire basculer d’un coup beaucoup de cheveux en phase de repos. Ils tombent alors deux à trois mois plus tard, ce qui rend le lien difficile à faire. C’est ce qu’on appelle un effluvium télogène. Il est impressionnant mais réversible.

Une carence

Le manque de fer est une cause fréquente chez les femmes, en particulier en cas de règles abondantes, de grossesse ou d’alimentation pauvre en viande. Il s’accompagne souvent de fatigue et d’essoufflement.

Un déséquilibre hormonal

Les troubles de la thyroïde, l’arrêt d’une pilule, la ménopause ou un syndrome des ovaires polykystiques peuvent modifier la pousse des cheveux.

L’alopécie androgénétique

Plus fréquente qu’on ne le croit chez la femme, elle se manifeste par un affinement progressif des cheveux sur le dessus de la tête, avec une raie qui s’élargit. Elle évolue lentement et se prend en charge d’autant mieux qu’elle est repérée tôt.

Certains médicaments et coiffures

Quelques traitements peuvent favoriser la chute. Les coiffures très serrées (queues de cheval tirées, tresses, extensions) abîment aussi les cheveux à la racine, surtout sur les tempes.

Les gestes qui aident

  • Manger varié, avec des protéines à chaque repas et des aliments riches en fer (viande, poisson, légumineuses, légumes verts).
  • Choisir un shampooing doux, et masser le cuir chevelu du bout des doigts sans frotter.
  • Limiter la chaleur : sèche-cheveux à température modérée, lisseur et fer à boucler avec parcimonie.
  • Desserrer les coiffures, et privilégier les chouchous en tissu aux élastiques fins.
  • Éviter les régimes express, qui privent le cheveu de ce dont il a besoin pour pousser.

Et surtout, ne vous lancez pas dans les compléments au hasard : sans carence prouvée, ils ont peu d’intérêt, et certains, comme le fer en excès, ne sont pas anodins.

Quand consulter

Parlez-en à votre médecin ou à un dermatologue si :

  • la chute dure plus de trois mois ;
  • elle forme des plaques ou des zones clairsemées ;
  • votre raie s’élargit nettement ;
  • elle s’accompagne de fatigue, de règles irrégulières, de démangeaisons ou de rougeurs du cuir chevelu.

Un examen et une prise de sang suffisent souvent à trouver la cause, et la plupart des chutes de cheveux se prennent en charge efficacement.

Questions fréquentes

Les compléments alimentaires pour les cheveux sont-ils efficaces ?

Ils n'ont un intérêt qu'en cas de carence réelle, par exemple en fer. Sans carence, leur efficacité n'est pas démontrée. Un bilan sanguin prescrit par votre médecin permet de savoir si une supplémentation est utile.

Faut-il se laver les cheveux moins souvent quand ils tombent ?

Non. Le lavage ne fait pas tomber les cheveux : il emporte ceux qui étaient déjà prêts à tomber. Vous pouvez garder votre rythme habituel, avec un shampooing doux.

Après un accouchement, combien de temps dure la chute ?

La chute post-partum commence en général deux à quatre mois après la naissance et peut durer plusieurs mois. Les cheveux repoussent ensuite. Si elle se prolonge au-delà d'un an, parlez-en à votre médecin.

Sources

  1. Société française de dermatologie, « Chute de cheveux »
  2. Assurance Maladie (ameli.fr), « Anémie par carence en fer »

Cet article informe et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

La rédaction

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La rédaction de Mieux Être Magazine sélectionne, vérifie et met à jour les articles du magazine depuis 2010, avec l'appui de son comité d'expertes.